Not today, Satan. Not today.

Lundi soir, flemme incommensurable. Envie massive de california makis concombre-avocat. Uber Eats à la rescousse. Je fais la vaisselle en attendant ma commande qui arrive plus vite que prévu. On sonne, je descends, ravie. J’ai faim ! Le gros chat blanc a cassé ma télé en poursuivant une mouche, la bête fait presque huit kilos, la télé était très légère, Cosmo (le chat) 1- télé 0. J’aime me lancer des défis que je ne tiens jamais : me passer de sucre pendant trente jours (dix-huit est mon record), faire du sport cinq fois par semaine (trois semaines d’affilée est mon record), là j’ai pensé qu’une télé c’était superflu, j’avais un ordi, à quoi bon ? Puis, lasse de prendre des repas en regardant la fenêtre, je me suis retrouvée sur Cdiscount perdue dans les différents modèles et j’ai renoncé. Plus tard !

Je dégustais mes makis au concombre et soudain l’italien s’est invité dans mon cerveau. La dernière fois que j’avais commandé, il était là, face à moi, ce n’est pas la fenêtre que je regardais, c’était lui. Je n’aime même pas les italiens normalement, je m’en fous moi des bruns à la peau mate, j’aime les Vikings, les scandinaves, les regards bleu acier ou vert mousse ou gris souris, les cheveux blonds comme les blés, les mâchoires carrées, les nez droits. Mais il était chevelu cet enfoiré de rital. Et j’adore les chevelus (soupirs). Le souvenir de l’italien m’a tellement saoulée que j’ai changé de place, laissé les chats laper la sauce soja (ces félins sont fêlés) et plisser les yeux en sentant la salade de choux (si drôle quand ils font ça).

Soudain j’ai paranoïé. Quelle carte bancaire avais-je utilisé pour payer ma commande ? Impossible de trouver l’information, je commence à craindre le pire : et si, sans le faire exprès, j’avais commandé mon repas avec la carte bancaire de l’italien ? Il suffit de rentrer une CB une fois sur un compte pour qu’ils la considèrent comme celle par défaut, à chaque fois je me fais avoir, j’oublie de cocher la case « ne pas retenir cette carte », et c’est la cata. J’imagine être obligée de débloquer notre ami le vénète sur Whatsapp et lui annoncer « Heyyy je te dois 19,54€, sombre histoire, Uber Eats toussa, t’as un RIB que je te fasse un virement fissa ? ». Malaise total. Toujours préférable que si c’est lui qui s’en rend compte et m’envoie un mail (je ne l’ai pas bloqué sur Gmail) avec comme objet « Rends moi ma tune bitch » (jamais il n’écrirait ça mais vous voyez le tableau).

Puis je suis revenue à la raison. Il avait commandé avec son téléphone à lui, son application Uber Eats, et j’avais écrit mon adresse, il n’y avait jamais eu d’histoires de carte bancaire… Je délirais. J’ai pensé très fort « Not today, Satan ». Parce que je me connais bien, je sais qu’une petite voix maléfique me sussure « Débloque-le ». Pour rien au monde je ne le débloquerais, j’ai trop d’orgueil, d’ego, d’estime de soi, de tout ce que vous voulez. Je suis intuitive, ce mec est le meilleur coup de ma vie mais c’est aussi une personne toxique. Pas toxique dans le sens mec à embrouilles ou qui ne respecte rien ni personne, toxique dans le sens où il ne sait pas ce qu’il veut (il est Poissons, no comment). Moi je sais ce que je veux, et ce n’est pas quelqu’un qui ne sait pas ce qu’il veut. Fin de l’histoire.

J’ai réalisé que pour oublier cet enfoiré de rital, il allait probablement falloir plus de courage que prévu. J’ai donc décidé de me réinscrire sur Tinder mais… sans mettre de photo de moi (j’ai mis une photo de ce brave Cosmo qui est bien BG), j’ai accepté les super likes de tout le monde, je voulais voir s’il y avait des personnes sensibles aux mots… C’est l’été, je pouvais espérer de nouveaux venus moins moches que d’habitude (hou elle juge, hou elle est méchante, non, elle est réaliste). Il fallait vite avoir un date pour mettre le rital aux oubliettes. Mais je ne vous raconte pas ça aujourd’hui, ce sera au prochain épisode ^^ (ce teasing de foliiiie).

Disclaimer : avant d’avoir la Ligue des Italiens de France sur le dos, je précise que « enfoiré de rital » est affectueux et que j’ai moi-même des origines italiennes mais pas de Vénétie comme l’enfoiré de rital, de Toscane. Voilà.

Ma photo de profil Tinder eh ouais merci le gros chat blanc

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